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Lundi 1 juin 2009

Après une première demi-saison de production en 2008, prometteuse vu l'accueil réservé aux produits de la Bergerie par les amateurs de petits plaisirs fromagers (merci à eux pour leurs encouragements !), la saison 2009 qui a vraiment démarré en mai avec la reprise des marchés de producteurs s'annonce sous le signe des engagements écologiques et solidaires, avec la concrétisation de deux gros projets :
- la certification "AB" des produits depuis le début de la production laitière 2009 ;
- la mise en place de paniers "chèvre" dans deux AMAP de proximité, à savoir celle des "Visages du Lison" portée par l'association ECHEL à Nans-sous-Saint-Anne et celle de "l'Aneth" à Besançon (qu'il n'est plus vraiment besoin de présenter) ;
- la participation à de nouveaux marchés comme celui d'Ornans (mensuel, le 4ème samedi matin), de Pelousey (mensuel, le 2ème samedi matin) ainsi que celui de Besançon Battant (bimensuel, le vendredi soir, en alternance avec la chèvrerie de Rignosot).

2009 est aussi l'année du développement de la gamme disponible avec l'arrivée de nouveaux produits :
- le lait crû en bouteille de 1L (sur commande uniquement, 24h à l'avance) ;
- la petite tomme pressée "le péquignot", douce et moelleuse (format "reblochon", affinage minimum 3 semaines) ;
- le p'tit bô (comme un  coeur) qui en 2009 marie sa fraîcheur aux saveurs épicées : baies roses, carvi, cumin et poivre noir (disponible également en cendré ou nature)...
et [roulements de tambour !] le cabrisson, saucisson qu'on "croc" pour l'apéro, fabriqué dans le laboratoire de producteurs "Saveurs du terroir" à Chaffois à partir des cabris de la Bergerie.

Au rayon des projets en réflexion déjà bien avancée, on peut signaler la mise en place de groupements d'achats de produits "chèvre" avec :
- l'association "Vivre ensemble" d'Avanne-Aveney,
- l'association "T.R.I" sur le secteur de Quingey.

Par La chevriere - Publié dans : La vente directe
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Samedi 4 avril 2009

On n'est pas encore au stade d'inscrire sur les cartons d'ordinateur ce qu'on trouve sur les paquets de cigarettes et pourtant... ce genre d'avertissement devrait être affiché sur toutes les "boîtes" qui comme par magie (noire ?)  nous permettent de surfer vite et bien depuis n'importe quelle pièce de la maison, voire même pour les plus "geek" depuis un minuscule écran de téléphone portable... 

le wifi c'est tellement pratique...
 
oui,...

sans doute,...

peut-être,... 

MAIS
... quid de toutes ces ondes qui circulent tout le temps, partout, faisant fi des limites de nos maisons, bureaux ou étables... et qui viennent secouer insidieusement les cellules de nos cerveaux, de ceux - en construction - de nos enfants, sans parler de l'impact sur les animaux qui nous nourrissent...?

Dans le Jura, de l'autre côté du Mont Poupet, c'est à dire à deux pas d'ici, et tellement près pour ces ondes diaboliques, au nom du progrès et de la modernité, le Conseil Général a un vaste projet d'équipement "wimax" qui - excusez du peu - s'assoie à la fois sur le principe de précaution (l'innocuité de tels équipements n'est absolument pas avérée), sur l'intérêt collectif et même sur une logique purement économique !

Des actions citoyennes sont engagées pour faire contre-poids à ce projet et faire émerger des solutions plus adaptées à la réalité des besoins et surtout moins risquées en terme de santé publique (en attendant le scandale du "cerveau contaminé" dans quelques années ???), le collectif "entre-citoyens" organise une conférence-débat avec le Docteur Françoise HEITZ géobiologue sur le thème "L'impact des ondes sur l'homme et l'animal", le mardi 7 avril 2009 à 20h30 au Chateau Pécauld d'Arbois.

 
Les nuisances électriques on en parle aussi dans le Canard Enchaîné du mercredi 1er avril 2009 en page 5 (et ce n'est pas une blague...) :

Par La chevriere - Publié dans : Le coin polémique
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Mercredi 25 mars 2009

L'Alter'marché de l'association du Montou va être de retour à partir du 8 mai. Pour son bon déroulement, l'équipe associative est à la recherche de nouveaux bénévoles et invite toutes les bonnes volontés à se faire connaître à l'occasion d'une réunion d'information le lundi 6 avril 2009 à 20h30 à la salle de réunion de la CCCQ de Quingey (à côté du gymnase).



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Samedi 21 mars 2009

L'AMAP "le panier de l'Aneth" et la brasserie du Pintadier vous invitent à un mini-marché avec un maximum de producteurs le vendredi 27 mars de 18 heures à 22 heures, à la Brasserie,  9 rue Henri Baigue à Besançon.

Au menu :
- le vin naturel du Jura d'Etienne Thiebaut
- les terrines et volailles de Jean Marie Bôle
- les huiles d'Emmanuel Ogier
- les fromages de chèvre de Bartherans
- les pains de l'atelier du boulanger
- les confitures et crêpes de Pierre Chupin
- la farine bio du moulin de Vaudrey
- le jus de pomme d'Etalans
- les coffrets de bières régionales

Accès par les bus 31,32,3 et 4 (arrêt Baigue)
Pensez au co-voiturage.

A vendredi !

Par La chevrière - Publié dans : La vente directe
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Jeudi 19 mars 2009

A la bergerie, on pratique l'abstinence de pesticides toute l'année mais ça n'empêche pas de soutenir la semaine sans pesticides qui démarre le 20 mars.


En Franche-Comté les manifestations associées à cette initiative sont rares mais Jura Nature Environnement organise une projection débat à la MJC de Lons le Saunier le 26 mars à 20h15 sur le thème "Guerre et Paix dans le potager".


Cette semaine est l'occasion de rappeler que la recommandation de consommation d'au moins 5 fruits et légumes par jour pour prévenir certains cancers ne tient la route ... que s'ils sont issus de l'agriculture biologique !


Par La chevrière - Publié dans : Le coin polémique
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Vendredi 20 février 2009



cette interruption momentanée du service, en raison de mises-bas très très groupées cette année... la soixantaine de chevreaux est déjà atteinte !

Je reviens dès que les chèvres auront terminé leurs mises bas et que tout ce petit monde aura gagné en autonomie, c'est-à-dire - heureusement pour moi - très vite.

Par La chevrière - Publié dans : La vie des chèvres
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Mardi 17 février 2009

Date de dernière mise à jour : 04/06/2009

Les saillies avaient démarré avec le premier bouc Culbuto du 15 septembre au 20 octobre 2008. Le second bouc Chèvrechô a assuré la repasse entre le 21 octobre et le 22 novembre 2008.

Les chèvres étaient taries depuis fin novembre 2008 pour mener à bien leur gestation dans de bonnes conditions et repartir en lactation en pleine forme.

Les mises bas ont démarré le 12 février et se sont terminées le 25 février 2009. Tous les chevreaux de cette année sont donc issus du bouc principal (Culbuto).

Les chevreaux sont destinés à :
- rejoindre d'autres élevages comme reproducteurs (mâles) et comme futures laitières (femelles) ;
- être adopté(e)(s) par des particuliers ou des agriculteurs qui cherchent des auxiliaires d'entretien écologiques ;
- être engraissé(e)(s) pour la consommation en tant que chevreau de lait.

Pour voir des informations sur les reproducteurs (boucs et chèvres de la ferme), cliquez ici et .
Pour voir les chevreaux disponibles (mâles et femelles, nés en 2009 et à vendre), cliquez ici. Il n'y a plus de chevreau disponible à la vente, merci.

Pour les jeunes chèvres de réforme (femelles nées en 2007 et à vendre), cliquez ici. Il n'y a plus de chèvre de réforme disponible à la vente, merci.

Les petits de Cabriole, nés le 14 février !

Chubaka et son chevreau

















Calorie et ses deux chevreaux




Les chevreaux de Cannelle


1ère têtée d'un chevreau de Cannelle


Les chevreaux de Casamance et Cabriole















Les triplés de Chabichette !









Les chevreaux de Casamance, Cabriole, Cancoillotte et Chubaka














Petit à petit, tout ce petit monde grandit !

Par La chevrière - Publié dans : La vie des chèvres
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Lundi 19 janvier 2009

Voici un texte de l'auteure Fred Vargas publié dans le dernier numéro de Campagnes Solidaires, le mensuel de la Conf'.

A savourer et à méditer en cette saison des sacro-saintes bonnes résolutions...

Nous y sommes !

Nous y voilà, nous y sommes ! Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes.

Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance.

Nous avons chanté, dansé.
Quand je dis "nous", entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine.

Nous avons construit la vie meilleure, jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout du monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés.

On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire pêter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.

Franchement on s'est bien marrés. Franchement on en a bien profité.
Et on aimerait bien continuer tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.

Certes.
Mais nous y sommes. A la troisième révolution.
Qui a ceci de très différente des deux premières (la révolution néolithique et la révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie.

"On est obligés de la faire, la troisième révolution ?" demanderont quelques esprits réticents et chagrins.
Oui. On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis.

C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissé jouer avec elle depuis des décennies.
La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets.
De pétrole, de gaz, d'uranium, d'eau.

Son ultimatum est clair et sans pitié : "sauvez-moi, ou crevez avec moi !" (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse).

Sauvez-moi, ou crevez avec moi !
Evidemment dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux.

D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance.
Peine perdue.
Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais.

Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, - attention ne pas tenter, laissons ce charbon tranquille - récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est bien marrés).

S'efforcer. Réfléchir, même.
Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire. Avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde.

Colossal programme que celui de la troisième révolution. Pas d'échappatoire, allons-y.

Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante.
Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible.

A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barabarie - une autre des grandes spécialités de l'homme, sa plus aboutie peut-être.

A ce prix, nous réussirons la troisième révolution.

A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.

Illustration de Samson pour la Conf'.

Par La chevrière - Publié dans : Une vie en dehors des biques
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Vendredi 21 novembre 2008

En prévision de l'arrivée de l'hiver et de la fin de la saison laitière, voici venu le temps de fabriquer des tommes pressées. Qu'est-ce donc que ce fromage-là vous demandez-vous peut-être ?... eh bien voici la réponse en texte et en images !


Au départ, le lait arrive dans la bassine comme pour la fabrication des fromages lactiques. Le lait est maintenu à une température d'environ 30°C par un bain marie (lorsqu'il y a moins de 120 litres à transformer) ou par chauffage direct sous le chaudron en cuivre pour les plus gros volumes de lait.







Ce lait est ensemencé en bactéries qui vont se développer et acidifier le lait pendant une grosse demi-heure.


La présure est alors ajoutée dans des proportions 5 fois plus importantes qu'en fabrication lactique.






La durée de caillage est d'environ 30 minutes au terme desquelles le bloc de fromage est découpé à l'aide d'un tranche caillé.












Vient ensuite la phase de brassage, effectuée à la main, qui dure 20 minutes supplémentaires.







Après sous-tirage du lactosérum surnageant, les grains de caillé sont versés équitablement dans les moules grâce à un répartiteur en inox.







Chaque moule est recouvert d'un foncet, sorte de couvercle possédant en son centre un emplacement destiné à recevoir le poids inox qui viendra assurer le pressage du fromage.
















Les tommes sont démoulées, retournées et remises en moule en fin de journée pour finaliser le pressage. Le lendemain matin elles sont démoulées et mises sur claies afin d'être salées.



Le salage de la première face se fait le matin, celui de la seconde l'après-midi, il est en effet important de respecter un temps d'attente suffisant pour permettre une meilleure pénétration du sel dans le fromage.


Les tommes sont ensuite placées en armoire réfrigérée pendant une semaine. Cette opération permet leur séchâge tout en retardant le démarrage des flores de surface.















Elles sont enfin transférées en cave d'affinage pour au moins 6 semaines, période pendant laquelle elles vont faire leur croûte et développer leurs arômes.

Au cours de cette ultime phase, plusieurs opérations de retournement et frottage seront réalisés.

















A l'issue de ce délai, elles seront pré-emballées dans du papier de conservation, pour être consommées ou poursuivre un affinage plus long (l'emballage ayant alors pour objectif d'éviter le dessèchement).


Une dizaine de litres de lait est nécessaire pour fabriquer cette tomme qui pèse environ 1 kg au bout de 6 semaines d'affinage : c'est la cabe qui signifie "chèvre" en patois comtois !

Par La chevrière - Publié dans : Tout un fromage
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Mercredi 9 juillet 2008
"Laitier" ? Bon ça, ça va, tout le monde voit bien vaguement de quoi il retourne.

"Contrôle" ? Par contre ?? C'est que par les temps qui courrent, on a tendance à se méfier...

En plus ce serait une démarche volontaire alors là ça se corse !



Le contrôle laitier c'est un suivi individuel et mensuel de la lactation, en quantité et qualité. C'est-à-dire qu'une fois par mois, pendant toute la durée de la production de lait du troupeau, un contrôleur vient :
- mesurer la quantité de lait traite,
et
- prélever des échantillons pour analyser le taux de matière grasse et le taux de protéïnes du lait.
















C'est bien beau tout ça mais à quoi ça sert ?

Connaître la productivité de chacune des chèvres permet de gérer le cheptel, c'est à dire de savoir qui garder l'année suivante, qui réformer (= mettre à la retraite, façon pudique pour dire qui va être transformée en saucisson ou en ravioli...) mais également de déterminer quelle chèvre va être accouplée avec quel bouc.

Comme le lait est transformé à la ferme, il n'y a pas que la quantité de lait produite qui compte mais également sa qualité : pour simplifier, plus les taux sont élevés, meilleurs sont les rendements fromagers (c'est-à-dire la quantité de fromage fabriqué à partir d'un litre de lait).

En connaissant la production laitière de la mère et les origines du père, on a une indication sur le potentiel génétique susceptible de s'exprimer sur leurs petits, ce qui peut leur assurer une carrière en élevage (bouc, chèvre laitière) plutôt qu'en chevreau de lait...

C'est plus sympa pour la bestiole (son espérance de vie est incomparablement rallongée) mais surtout bien plus intéressant pour l'éleveur producteur car, magie de l'économie de marché, un jeune vendu vivant pour rejoindre un cheptel d'élevage a une valeur nettement supérieure au même jeune cédé à un abattoir pour être transformé en viande...




Par La chevrière - Publié dans : La vie des chèvres
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